mercredi 3 août 2011

Les églises du gothique au baroque

Article de Léa Fabiani

Rome, ville de la papauté, compte plus de 800 églises. Au cours de cette visite dans le centre historique vous découvrirez un échantillon d'églises illustrant les périodes du gothique au baroque en passant par la Renaissance. Vous pourrez ainsi comprendre l’évolution de leur architecture et ne pas manquer les chefs-d’œuvre qu’elles abritent.
Santa Maria sopra Minerva
 © Léa Fabiani


La visite commencera par Santa Maria sopra Minerva, l’une des rares églises gothiques de Rome. Modifiée de nombreuses fois au cours des siècles, elle renferme des œuvres exceptionnelles : des fresques de Filppino Lippi, une statue de Michel-Ange, ainsi que de nombreux tombeaux.



Nous nous rendrons ensuite  à Sant'Agostino, l’une des premières églises élevées à Rome selon les conceptions de la Renaissance. Vous y trouverez une fresque de Raphaël et la Madone des Pèlerins du Caravage. La Renaissance est également illustrée par San Luigi dei Francesi, l’église des français à Rome, abritant trois œuvres majeures du Caravage.

 Chiesa del Gesù
 © Léa Fabiani
L’incontournable Eglise du Gesù inaugure le mouvement de la Contre-Réforme à la fin du XVIème siècle. La compagnie de Jésus, créée en 1540, a donné une impulsion nouvelle à la construction d’églises de grandes dimensions à Rome.


L’église de Sant’Ignazio, édifiée quelques années plus tard, s’inscrit dans cette lignée. Ses fresques en trompe-l’œil, peintes par Andrea Pozzo, constituent une des réussites de l’art baroque par la maîtrise d’un nouvel illusionnisme.

Sant'Ignazio di Loyola
 © Léa Fabiani



La Maddalena vous donnera un aperçu du baroque tardif de la fin du XVIIème siècle avec sa façade faite de lignes sinueuses. Le style rococo y triomphe également à l’intérieur avec un plan libéré de toute contrainte et une décoration chargée à l’extrême.



Une visite plus approfondie vous permettra d’inclure deux joyaux du plein baroque : Sant’Andrea al Quirinale et San Carlo alle Quattro Fontane, respectivement du Bernin et de Borromini, les deux architectes géniaux et rivaux de cette époque.

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